Fiscalité 12/03/2014

Baisser le taux de la taxe d'habitation de trois points

candidats-photo-Garnier

Laurence
Garnier (UMP)

4/5précision de la proposition
  • Perte de recettes en 2019
    13,7
  • MAX14,6 MIN12,8
  • 4/5 fiabilité du chiffrage

PROPOSITION

Baisser le taux de la taxe d'habitation de trois points.

ARGUMENTAIRE DU CANDIDAT

Dès le premier budget du mandat, baisser de 4% les impôts locaux, en maintenant l’investissement à son niveau actuel (75 millions d’euros). Taxe d’habitation et taxe foncière baisseront d’un point tous les deux ans. Cela représente 8 M€ restitués aux Nantais dès 2015 et 48 M€ sur la durée du mandat.

Programme de Laurence Garnier

CHIFFRAGE

Une baisse de taux de trois points sur la taxe d'habitation se traduirait par une moins-value fiscale estimée entre 37,3 M€ et 41,2 M€ pour la collectivité, selon le scénario d'évolution de l'assiette fiscale retenu.

Pour calculer l'impact de l'effet d'une baisse du taux de la taxe d'habitation, il convient de comparer deux scénarios : un premier scénario dans lequel le taux reste inchangé, un second scénario dans lequel le conseil municipal vote une baisse de taux. La diminution du taux de la taxe ne se traduit par un « coût direct », mais par une baisse des recettes par rapport à un scénario « à politique inchangée ».

DÉTAIL

La proposition visant à diminuer le taux de la taxe d'habitation ne se traduit pas par une dépense supplémentaire mais par une baisse des recettes. En effet, on ne peut la comparer qu'à un scénario dit « à politique inchangée », c'est-à-dire un scénario dans lequel la collectivité laisserait inchangé le taux de la taxe d'habitation sur toute la durée du mandat.

Le produit de la taxe d'habitation, acquittée par les propriétaires et les locataires, se calcule en multipliant le taux (voté par le conseil municipal) par l'assiette (les locaux affectés à l'habitation et leurs dépendances immédiates).

Y compris dans un scénario « à politique inchangée » (avec un taux identique), l'assiette peut évoluer en fonction de deux critères principaux :
- du fait des revalorisations forfaitaires des bases locatives cadastrales décidées en loi de finances ;
- du fait de la croissance physique de la base taxable (c'est-à-dire, entre autres, la création de nouveaux logements).

Il convient donc de retenir des hypothèses d'évolution de l'assiette de la taxe d'habitation sur le territoire communal. Pour cela, nous avons utilisé les données historiques de la précédente mandature (2008-2013).

L'hypothèse haute que nous considérons repose sur une hypothèse de croissance forte de l'assiette de la taxe du fait de revalorisations forfaitaires élevées et d'une croissance physique soutenue de la base fiscale. Ainsi on suppose que, chaque année, sur la période 2014-2019, les revalorisations forfaitaires sont égales au maximum des revalorisations forfaitaires sur la période 2008-2013 (soit +2 % en 2011), et que la croissance physique de la base est égale au maximum de la croissance physique de la base sur 2009-2013 (soit +2,24 % en 2012).

L'hypothèse basse que nous considérons repose sur une hypothèse de croissance faible de l'assiette de la taxe, du fait de faibles revalorisations forfaitaires et d'une croissance physique limitée de la base taxable. Ainsi on suppose que, chaque année, sur la période 2014-2019, les revalorisations forfaitaires sont égales au minimum des revalorisations forfaitaires sur la période 2008-2013 (soit +1,2 % en 2010), et que la croissance physique de la base est égale au minimum de la croissance physique de la base sur 2009-2013 (soit +0,86 % en 2010).

Pour chacune de ces deux hypothèses de croissance de l'assiette de la taxe, nous considérons la différence entre le produit qui serait perçu si le taux restait constant et le produit qui serait perçu si le taux était égal à la proposition de la candidate, c’est-à-dire à un taux baissant d’un point tous les deux ans.

La moins-value fiscale se situe ainsi entre 37,3 M€ (hypothèse basse) et  41,2 M€ (hypothèse haute).

Par ailleurs, en utilisant le même ménage-type que dans l'analyse financière de la ville de Nantes (couple avec deux enfants qui possèdent son logement qui a des revenus moyens et dont la valeur du logement est 1,5 fois supérieure à la valeur moyenne des logements de la commune), on obtient que sur le mandat, ce ménage-type économise entre 69 € et 72 € par an de taxe d'habitation. Pour calculer cette fourchette nous avons supposé que le taux de croissance du rapport entre l'impôt auquel est soumis le ménage-type et le taux de la taxe d'habitation était égal à la revalorisation forfaitaire.

SOURCES